Entretien de pompe à chaleur à Villefranche-sur-Saône
Obligation légale, contenu réel d'une visite, signes d'une machine qui dérive et gestes à faire soi-même entre deux passages.
Une pompe à chaleur se dégrade lentement et sans bruit. Contrairement à une chaudière qui tombe en panne franchement, elle continue de chauffer en consommant de plus en plus. C’est ce qui rend l’entretien difficile à percevoir comme utile, et ce qui le rend nécessaire.
L’obligation légale
Le décret n° 2020-912 du 28 juillet 2020 impose un entretien au moins tous les deux ans pour toute pompe à chaleur dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 70 kW. La quasi-totalité des pompes à chaleur résidentielles entre dans cette plage. L’entretien couvre la vérification, le nettoyage et le réglage du système, ainsi que les conseils d’usage.
Selon la charge en fluide frigorigène, un contrôle d’étanchéité périodique peut s’ajouter. Le professionnel qui intervient doit détenir l’attestation de capacité pour manipuler les fluides.
Ce que contient une visite
Sur toutes les machines
- Contrôle des pressions du circuit frigorifique et recherche de fuite.
- Nettoyage de la batterie extérieure : pollens au printemps, poussières l’été, feuilles à l’automne. C’est le poste qui dégrade le plus vite le rendement dans le secteur.
- Vérification du dégivrage : fréquence des cycles, évacuation des condensats de dégivrage, absence de prise en glace au pied du groupe.
- Contrôle des organes électriques, serrage des connexions, mesure des intensités.
- Relevé des paramètres de régulation et des historiques de défauts enregistrés par la machine.
Sur une pompe à chaleur air/eau, en plus
- Pression du circuit hydraulique et état du vase d’expansion.
- Purge des points hauts, vérification du circulateur.
- Contrôle de la qualité de l’eau du circuit et de l’embouage.
- Vérification des courbes de chauffe et de la loi d’eau : c’est souvent là que se trouvent les économies, un réglage laissé par défaut à la mise en service faisant travailler la machine à une température de départ inutilement élevée.
- Contrôle du ballon d’eau chaude sanitaire s’il y en a un, et de l’anode.
Les signes d’une machine qui dérive
- Le groupe extérieur tourne plus longtemps qu’avant pour la même consigne.
- Les cycles de dégivrage s’enchaînent, ou de la glace persiste au pied du groupe.
- L’appoint électrique se déclenche à des températures où il ne se déclenchait pas les hivers précédents.
- La facture d’électricité augmente d’un hiver à l’autre à usage constant et à tarif comparable.
- Un bruit nouveau : sifflement, vibration transmise au mur, claquement au démarrage.
Aucun de ces signes n’arrête la machine. Tous indiquent une perte de rendement qui se paie tous les mois.
Le désembouage, propre aux air/eau
Un circuit de chauffage à eau s’encrasse avec le temps : oxydes de fer, boues, dépôts calcaires. Ces particules circulent, se déposent dans les émetteurs et dans l’échangeur de la pompe à chaleur, et réduisent l’échange thermique. Sur une installation ancienne reprise par une pompe à chaleur, le problème est aggravé : la machine est neuve, le réseau ne l’est pas.
Les signes : des radiateurs froids en bas et chauds en haut, des écarts de température marqués entre les pièces, un circulateur qui force ou qui devient bruyant. Le traitement passe par un désembouage, la pose d’un filtre à boues sur le retour et, selon les cas, l’ajout d’un inhibiteur de corrosion. Sur une reprise d’installation, ce point se traite au moment du remplacement, pas deux hivers plus tard.
Ce que vous pouvez faire vous-même
Dégager le groupe extérieur : rien à moins de cinquante centimètres de la grille, pas de végétation qui pousse contre, pas de coffrage fermé. Retirer les feuilles accumulées à l’automne. Vérifier que l’évacuation des condensats de dégivrage n’est pas obstruée et que l’eau ne stagne pas sous l’appareil, où elle gèle en hiver.
Sur une air/air, nettoyer les filtres des unités intérieures toutes les deux à quatre semaines en période d’usage intensif. Sur une air/eau, surveiller la pression du circuit sur le manomètre et signaler toute baisse répétée : une pression qui redescend régulièrement signale une fuite.
Tout ce qui touche au circuit frigorifique reste réservé à une entreprise habilitée.
Quand la machine a plus de dix ans
Passé une dizaine d’années, la question n’est plus seulement l’entretien. Deux éléments entrent en jeu. La disponibilité des pièces d’abord : sur des modèles anciens, certaines cartes électroniques ne sont plus fabriquées. Le fluide frigorigène ensuite : les réglementations européennes ont progressivement retiré du marché plusieurs fluides utilisés dans les générations précédentes, ce qui rend une recharge difficile ou impossible.
Cela ne signifie pas qu’il faille remplacer une machine qui fonctionne. Cela signifie qu’à partir d’un certain âge, le coût d’une réparation lourde se compare au coût d’un remplacement, et que la réponse dépend du fluide en place et de la disponibilité des pièces. Ce point se vérifie avant d’engager une réparation, pas après.
Entretien et garantie
Plusieurs fabricants conditionnent leur garantie à un entretien régulier documenté. Conservez les rapports d’intervention : en cas de défaillance d’un compresseur, c’est la pièce qui sera demandée.
Faire entretenir sa pompe à chaleur par CBP
CBP Climatisation assure l’installation et la maintenance de pompes à chaleur air/air et air/eau sur Villefranche-sur-Saône et la vallée d’Azergues, y compris sur des installations posées par d’autres. Les marques que nous posons principalement sont Mitsubishi, Daikin, Toshiba et Gree.
Sources
- Décret n° 2020-912 du 28 juillet 2020 relatif à l’inspection et à l’entretien des chaudières, des systèmes de chauffage et des systèmes de climatisation · Légifrance
- Code de l’urbanisme, article R.421-17 · déclaration préalable pour modification de l’aspect extérieur d’une construction existante
Parler de votre projet
CBP Climatisation est basée à Val d’Oingt et intervient dans la vallée d’Azergues, les Pierres Dorées et le pays de L’Arbresle. L’étude se fait sur place : relevé des surfaces, de l’exposition, de l’isolation et des contraintes de passage, puis un devis chiffré.